Algirdas Julien Greimas

Algirdas Julien Greimas né en 1917 à Toula, en Russie et mort en 1992 à Paris, France est un linguiste et sémioticien d'origine lituanienne...



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Linguiste - Théoricien de la littérature - Structuralisme - Courant philosophique - Sémioticien - Sémiotique - Sémiologie - Enseignant à l'École des hautes études en sciences sociales - Naissance en 1917 - Naissance à Toula - Décès en 1992

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  • GREIMAS Algeirdas Julien, 1917-1992. Né en Lituanie, pays qu'il quitte.... Du sens, Paris, Seuil, 1970. — Sémiotique et sciences sociales, Paris, Seuil, ... (source : puf)
  • "La sémiotique, c'est le monde du sens commun. " Entretien avec Algirdas-Julien Greimas. Article non disponible sur internet. Nous ne pouvons vous proposer... (source : scienceshumaines)
  • Algirdas Julien Greimas, Du sens, Paris, Seuil, 1970. Algirdas Julien Greimas, Sémiotique et sciences sociales, Paris, Seuil, 1976. Algirdas Julien Greimas... (source : revues.unilim)

Algirdas Julien Greimas né en 1917 à Toula, en Russie et mort en 1992 à Paris, France est un linguiste et sémioticien d'origine lituanienne et d'expression française, fondateur de la sémiotique structurale d'inspiration saussuro-hjelmslévienne et animateur du «Groupe de recherche sémio-linguistique» (EHESS/CNRS) et de l'École sémiotique de Paris. Ses principaux ouvrages sont Sémantique structurale (1966), Du sens (1970) et Du sens II (1983).

Biographie et parcours

Greimas naît le 9 mars 1917 à Tula en Russie (de parents lituaniens. Ses études le mènent jusqu'au baccalauréat en 1934. Il étudie alors le droit à Kaunas (Lituanie).

De 1936 à 1939, Greimas est en France à Grenoble où il obtient une licence de Lettres. Il marque un goût prononcé pour le Moyen Age et se tourne vers des études de dialectologie franco-provençale sous la direction d'Antonin Duraffour. Il mène une enquête dans le Grésivaudan à la recherche d'un substrat ligure pré-celtique.

Greimas repart en Lituanie en 1939 pour son service militaire, tandis que le pays est successivement envahi par les Soviétiques (1940) et par les Allemands (1941). Son premier article est une métaphore de la résistance anti-nazie publié en lituanien : "Cervantes et son Don Quichotte", Varpai, Almanach littéraire. En 1944, tandis que la Lituanie est de nouveau envahie par les Soviétiques, il revient en France.

Greimas inscrit à la Sorbonne une thèse de doctorat d'université avec Ch. Bruneau sur le vocabulaire de la mode. Elle est transformée en thèse d'État et soutenue en 1948 : La Mode en 1830. Essai de description du vocabulaire vestimentaire selon les journaux de mode de l'époque, Thèse de doctorat ès lettres, Paris, (431 pages)  ; Quelques reflets de la vie sociale en 1830, Thèse secondaire, Paris (147 pages). Ces travaux sont inspirés par l'analyse lexicologique synchronique (ou statique) de Georges Matoré, avec lequel il publie la même année "La Méthode en lexicologie. A propos de quelques thèses récentes", Romanische Forschungen, LX et en 1950 "La Méthode en lexicologie, II", Romanische Forschungen, LXII.

Après avoir été stagiaire de recherche au CNRS il est depuis 1949 Maître de conférence à la faculté des Lettres d'Alexandrie, en Égypte, où il enseigne l'histoire de la langue française. Il y rencontre Roland Barthes et Charles Singevin, et abandonne progressivement la lexicologie qu'il juge impropre à structurer les champs sémantiques.

Inspiré par les travaux de Merleau-Ponty et de Lévi-Strauss, il publie "L'Actualité du saussurisme", Le Français moderne, 3, 1956 et postule, selon Saussure un monde structuré et saisissable dans ses significations. L'objectif est d'élaborer une méthodologie unifiée des sciences sociales.

En 1958, il est appelé en Turquie, à Ankara, où il occupe la chaire de Langue et grammaire française. A partir de 1960, il enseigne aussi à l'université d'Istanbul et crée avec J. Dubois, J. C. Chevalier, H. Mitterand la Société d'étude de la langue française . Il est appelé en 1962 professeur de linguistique française à l'université de Poitiers.

Il publie en 1963 Comment définir les indéfinis ? (Essai de description sémantique) , Études de linguistique appliquée, 2, en référence aux travaux de Viggo Brøndal   (da)  ; puis La Description de la signification et la mythologie comparée, L'Homme, sept-déc. 1963, rédigé après une rencontre avec Georges Dumézil.

De 1963 à 1964 il donne un cours de sémantique structurale au Centre de linguistique quantitative de Paris (Institut Poincaré) qui sera diffusé en partie par l'École normale supérieure de Saint-Cloud l'année suivante.

En 1965, il est élu directeur d'études à la VIe section de l'École pratique des hautes études. Il est collaborateur régulier de la revue Le français moderne.

En 1966, Greimas fonde avec Roland Barthes, Jean Dubois, Bernard Pottier et Bernard Quemada la revue Langages visant "la totalité des dispositifs de signifiants, du moment qu'ils se présentent comme des structures relationnelles hiérarchisées" (Présentation).

Roman Jakobson organise à Kazimierz un colloque de sémiotique. On y crée l'Association internationale de sémiotique (International Association for Semiotic Studies) dont Greimas est le secrétaire général.

Il fonde le «Groupe de recherche sémio-linguistique» (GRSL) au sein du laboratoire d'anthropologie sociale de L'École pratique des hautes études et du Collège de France avec l'appui de Claude Lévi-Strauss et la participation de Roland Barthes. Les principaux membres du groupe sont : Jean-Claude Coquet, Oswald Ducrot, Gérard Genette, Julia Kristeva, Christian Metz, François Rastier et Tzvetan Todorov.

Il publie Sémantique structurale - Recherche de méthode chez Larousse, qui sera traduit en italien (1969), en espagnol (1971), en allemand (1971), en portugais (1973), en danois (1974), en finlandais (1980) et en anglais (1983). C'est le texte fondateur de ce qui allait devenir l'École sémiotique de Paris.

En 1968, dans l'article «The interaction of semiotic constraints», Yale French Studies, 41 (avec François Rastier), il met en place pour la première fois le «modèle constitutionnel» qui deviendra le carré sémiotique. Le premier exemple d'investissement sémantique du modèle porte sur le dispositif des relations sexuelles.

Il publie en 1969 un Dictionnaire de l'ancien français chez Larousse.

En 1970, Greimas est directeur scientifique du Centre international de sémiotique et de linguistique (Centro Internazionale di Semiotica e di Linguistica) d'Urbino (Italie) qui vient d'être créé.

Il publie Du Sens au Seuil. Dans l'Introduction, inédite, il constate : «L'homme vit dans un monde signifiant. Pour lui, le problème du sens ne se pose pas, le sens est posé, il s'impose comme une évidence, comme un "sentiment de comprendre" tout naturel.» et ajoute : «Déterminer les formes multiples de la présence du sens et les modes de son existence, les interpréter comme des instances horizontales et des niveaux verticaux de la signification, décrire les parcours des transpositions et transformations de contenus, ce sont tout autant de tâches qui, actuellement, ne paraissent plus utopiques. Seule une telle sémiotique des formes pourra apparaître, dans un avenir prévisible, comme le langage servant à parler du sens. Car, précisément, la forme sémiotique n'est autre chose que le sens du sens.» L'ouvrage comporte quatorze articles publiés avant 1970.

En 1971, il participe au premier Congrès international d'ethnologie européenne où il propose des "Réflexions sur les objets ethno-sémiotiques".

En 1974, il rédige l'article "Sémiotique" pour la Grande Encyclopédie Larousse.

En 1977 est créé le Bulletin du Groupe de recherche sémio-linguistique, publiant quatre numéros thématiques par ans, sous la direction d'Anne Hénault, suivi en 1979 des Documents, pré-publications ou documents de travail signés par des sémioticiens d'horizons géographiques ou d'inspirations théoriques divers, sous la direction d'Eric Landowski. Ils deviendront rapidement Actes sémiotiques Bulletin et Actes sémiotiques Documents.

Greimas a appliqué sa sémiotique à un conte de Maupassant et publié avec Joseph Courtés un Dictionnaire raisonné de la théorie du langage (1979). Les domaines d'application s'élargiront aux discours social esthétique et ethique. Il meurt à Paris en 1992 après avoir souhaité former ses méthodes sémiotiques en école : l'École sémiotique de Paris [1].

Publications

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. Cette biographie est pour la majeure partie rédigée à partir des informations apportées par Jean-Claude Coquet (Université Paris VIII) pour le recueil d'hommage "Exigences et perspectives de la sémiotique", John Benjamins Publishing Company, 1985.

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/03/2010.
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