Jan Patočka

Jan Patočka, fait partie des principaux philosophes tchèque du XXe siècle. Influencé en particulier par Edmund Husserl,...



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Universitaire tchèque - Philosophe tchèque - Philosophe du XXe siècle - Phénoménologie - Courant philosophique - Phénoménologue - Dissident tchécoslovaque - Naissance en 1907 - Décès en 1977

Jan Patočka
foto : Jindřich Přibík

Jan Patočka (1er juin 1907 à Trutnov - 13 mars 1977 à Prague), fait partie des principaux philosophes tchèque du XXe siècle. Influencé en particulier par Edmund Husserl, et dans une certaine mesure par Martin Heidegger, il s'intéresse à la phénoménologie et l'oriente dans de nouvelles voies, comme celle d'une philosophie a subjective, d'une différence entre l'Epochè et la réduction. Il travaille aussi sur Platon et son influence sur la civilisation européenne.

Biographie

Entre 1925 et 1931, il étudie la philologie slave, la romanistique et la philosophie à la Faculté des Lettres de l'Université Charles de Prague, puis il effectue plusieurs séjours d'études à Paris, à Berlin ainsi qu'à Fribourg, où il fait la connaissance d'Edmund Husserl, d'Eugen Fink et de Martin Heidegger. La phénoménologie devient alors l'une des bases de sa philosophie. Il fonde le Cercle philosophique de Prague et en devient le secrétaire.

Il enseigne à la Faculté des Lettres de 1936, qui marque aussi la date de publication de Le monde naturel comme un problème philosophique, une œuvre majeure qui influencera la philosophie tchèque, jusqu'à la fermeture des universités tchèques (1939) par l'occupant nazi. Patočka est enseignant à l'école primaire durant toute la période d'Occupation. Il est de nouveau professeur entre 1945 et 1949, avant d'être expulsé de l'université lors des purges communistes. Il travaille alors dans diverses institutions philosophiques et pédagogiques. Au Centre de recherches pédagogiques, il publie la première édition tchèque du Pansophica (Všenápravy) de Comenius. De 1964 à 1968, il est rédacteur au Centre philosophique de l'Académie des sciences tchèque. Il retrouve un poste à la Faculté de philosophie, en 1968. En 1972, il est retraité. Ses séminaires «de chambre», animent la vie culturelle de la capitale pragoise, alors atone à cause de la Normalisation en Tchécoslovaquie.

En 1977, il signe la Charte 77 et devient, avec Jiří Hájek et Václav Havel, l'un de ses premiers porte-paroles. S'ensuit une persécution policière constante. Après un interrogatoire spécifiquement complexe, Patočka doit être hospitalisé et meurt d'une hémorragie cérébrale, le 13 mars 1977. Selon les mots de Paul Ricœur, Jan Patočka fut «littéralement mis à mort par le pouvoir».

Tombe de Jan Patočka au cimetière de Břevnov.

Philosophie

Dans son œuvre philosophique, Jan Patočka renoue avec la tradition représentée par J. A. Comenius, Tomáš Masaryk et Edmund Husserl, liée à un effort d'ancrer la dimension morale de l'homme dans une époque qui nie cette dimension. Il part de la phénoménologie de Husserl en la modifiant à partir de l'ontologie de Heidegger. Il se concentre sur l'analyse du "monde naturel" (Le Monde naturel comme problème philosophique, Přirozený svět jako filosofický problém, 1936, 1970, 1992), cherche ses bases métaphysiques et étudie la dépendance mutuelle et la cohésion de l'existence humaine et du monde.

Enfin, il aboutit à une philosophie phénoménologique, concevant l'existence dans l'esprit de trois mouvements existentiels de base : le mouvement d'auto-ancrage (l'homme accepte la situation dans laquelle il se trouve, et est accepté comme homme par les autres), le mouvement du débarassement de soi par le prolongement - mouvement du travail, du gagne-pain (l'homme ne prête son attention qu'aux choses qui peuvent lui être utiles, qui «prolongent» ses possibilités, il considère les autres mais aussi soi-même comme un objet de bénéfice qu'il est envisageable de manipuler) et le mouvement de la découverte de soi (l'homme dépasse le monde de l'immédiatement donné et réussit à rapporter au monde comme tout, il refuse de vivre une vie de consommation anonyme, il est conscient de sa nature mortelle et de la responsabilité de sa propre vie qui le porte au «soin de l'âme» platonicien comme à la chose principale qu'il doit s'efforcer de remplir. )

Livres

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