Jiang Ziya

Jiang Ziya ou Jiang Taigong, XIIe siècle av. J. -C., alias Jiang Shang, Lü Shang ou Lü Wang, est selon la tradition historique chinoise un ministre des premiers rois de Zhou qu'il aurait aidés à vaincre les Shang, mais aussi le fondateur de l'État...



Catégories :

Shandong - Dynastie Zhou - Dieu taoïste - Taoïsme - Courant philosophique

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Jiang Ziya (Chinese : ???, Pinyin : Jiāng Zǐyá, Wade-Giles : Chiang Tzu-ya) (dates of birth and death unknown) was a Chinese historical and legendary figure... (source : en.wikipedia)
  • Jiang Zi Ya (???) aka Jiang Fei Xiong (???) or Jiang Tai Gong (???), real name known as Jiang Shang (??) or Lv Shang (??Lv as in the place... (source : javewu.multiply)
  • première partie du document sur Jiang Ziya et son état de Qi, entité politique importante en Chine durant les Royaumes Combattants. (source : icilachine)

Jiang Ziya (???, pinyin : Jiāng Zǐyá) ou Jiang Taigong (???), XIIe siècle av. J. -C., alias Jiang Shang (??), Lü Shang (??) ou Lü Wang (??), est selon la tradition historique chinoise un ministre des premiers rois de Zhou qu'il aurait aidés à vaincre les Shang, mais aussi le fondateur de l'État et de la civilisation de Qi au Shandong.

On lui prête un grand savoir-faire stratégique, politique et économique ; il est quelquefois nommé le «père des cent écoles » (????). On lui attribue Les Six Secrets (Liu tao ??), [1] l'un des sept classiques militaires de la Chine ancienne, mais aussi de nombreuses notions contenues dans d'autres ouvrages de stratégie tels que le Yinfu jing (???), le Taigong bingfa (????) ou le Taigong jingui (????).

Héros populaire, le taoïsme l'a divinisé et le considère comme un immortel et un grand exorciste[2]. Il est un des personnages principaux du roman Ming L'Investiture des dieux, qui en fait un disciple du Pur des origines.

Il est reconnu comme ancêtre par les Lu (? ou ?) chinois ou coréens (Roh) [3] ; ils seraient en effet originaires du fief éponyme, fondé par Jiang Shi (??), descendant à la 10e génération de Jiang Ziya ; les Qiu (? ou ?)également prétendent descendre de lui

Biographie

Malgré les nombreuses allusions le concernant dans des textes d'avant l'empire, on ne dispose d'aucune information précise sur lui ; les traditions lettrée et populaire se sont employées à combler les vides.

Noms

Jiang (?, plus rarement ?) est donné comme son nom de clan xing (?), l'apparentant au souverain mythique Yandi dont il serait le descendant à la 51e génération. À l'aube de la dynastie Xia, l'un de ses ancêtres aurait aidé Yu le Grand à pacifier le fleuve et obtenu en récompense le fief de Lü (?), à l'origine de son nom de famille shi (?). Ziya (??) est donné comme son prénom social et Shang (?) comme son prénom d'origine. Néanmoins, les sources affirment ailleurs qu'il obtint ces noms tard dans sa vie. Shang viendrait de Shang Fu (??), père-aîné ou père-supérieur, appellation respectueuse du roi de Zhou envers lui. Taigong (??), grand duc serait son appellation honorifique posthume de Qi Taigong (???) grand duc de Qi, ou une périphrase, Taigongwang (???) «Espoir (wang) du [défunt] grand duc (taigong)», le roi Wen des Zhou ayant reconnu en lui le héros attendu par un de ses ancêtres. Wang est quelquefois donné comme son prénom. Feixiong (??) ours volant, serait son nom taoïste.

Origine et famille

Il est couramment admis qu'il était venant de Donghai (??), quoique quelques sources comme le Shuijingzhu (???) le fassent venir de Henei (??) au Henan. Donghai, nom porté par plusieurs lieu à diverses époques, est localisé selon les auteurs près de Rizhao au Shandong, au Henan ou en Anhui. Certaines sources (Annales de Lü par exemple) font de lui un Dongyi (??), ethnie différente des Huaxia (??) auxquels auraient appartenu les Zhou.

La tradition ultérieure lui a attribué des dates précises de naissance et de mort sans grand fondement historique : né le 3e jour du 8e mois de la 8e année de Gengdingdi (???) des Shang (∼-1211), mort à 139 ans dans la 6e année du roi Kang des Zhou (???) (∼1072). Les informations concernant sa familles ne sont pas non plus jugées fiables : marié à une dénommée Shenjiang (??), il aurait eu treize fils(Ding ?, Ren ?, Nian ?, Qi ?, Fang ?, Shao ?, Luo ?, Ming ?, Qing ?, Yi ?, Shang ?, Qi ?, Zuo ?) et une fille, Yijiang (??), impératrice de Wudi des Zhou.

Ministre des Zhou

De même, rien ne sert à savoir si le récit de sa vie est un archétype du parcours du sage aux débuts complexes et au succès tardif, ou se base sur des éléments réels. Enrichi par la littérature et la tradition orale, il en existe plusieurs variantes.

Issu d'une famille jadis illustre mais sans fortune, il aurait pendant de nombreuses années exercé sans succès plusieurs métiers commerçants ou manuels avant d'obtenir un poste de petit fonctionnaire, qu'il finit néanmoins par abandonner, dégoûté par la conduite de Di Xin, dernier des Shang. Il décide alors de quitter la capitale Zhaoge (??)pour se retirer à Xiqi (??) qu'on situe au Shandong, dans un lieu appelé à Panxi (??) ou Ciquan (??). Sa femme, lasse des changements, décide de ne pas le suivre. C'est par conséquent seul, en ermite, qu'il y vit une dizaine d'années. On peut le voir chaque jour pêcher au bord de l'eau avec une canne au fil trop court, au bout duquel pend un hameçon rectiligne ; certains prétendent même qu'il tourne le dos à la rivière. Lorsque on lui demande ce qu'il espère prendre ainsi, il répond : «Un roi et ses vassaux.». En effet, le futur roi Wen de Zhou, averti par un rêve, vient le rencontrer et le prend comme conseiller, puis ministre. Il a alors 83 ans. Selon une version tardive, Jiang Ziya prie le seigneur de Zhou de tirer sa voiture à bras. Intrigué, ce dernier s'exécute, s'arrêtant après huit cents pas. Jiang Ziya lui dit alors : «Vous serez roi, et votre dynastie durera huit cents ans.». Le seigneur essaie alors de tirer la charrette légèrement plus loin, mais il est à bout de forces.

Grâce à ses talents de stratège, il aide les rois de Zhou à vaincre les Shang ainsi qu'à asseoir leur pouvoir. Sa légende, qui lui prête une longévité surnaturelle, le fait servir successivement les quatre premiers rois. Fieffé à Qi par Wuwang, il s'y montre un seigneur parfait car il sait adapter son gouvernement aux coutumes locales. Chengwang délègue à Qi le pouvoir de châtier les pays rebelles, permettant à ce fief de gagner en importance. Pour se conserver le mana du ministre, observant les concepts du fengshui, les rois de Zhou auraient ordonné que lui-même mais aussi ses descendants jusqu'à la 5e génération soient enterrés auprès d'eux aux environs de Xianyang, Shaanxi, et non dans leur fief oriental. Un cénotaphe contenant son habit et sa coiffe aurait néanmoins été érigé à Qi, dont le Temple de Taigong (????) à Linzi (??) - actuelle Zibo - se prétend la continuation.

Reconnaissance officielle

Habituellement reconnu comme un «saint sage militaire» (wusheng ??) par le pouvoir impérial, il a fait l'objet d'une attention spécifique de la part du premier empereur Tang, Taizong (626-649), qui l'utilisa comme modèle de bon gouvernant dans sa propagande. Il lui fit bâtir un temple officiel à Panxi (??), lieu supposé de sa retraite. En 731, il fut ordonné que des annexes soient construites dans chaque district (zhou ?), où auraient lieu des cérémonies à dates fixes ainsi qu'avant chaque expédition militaire. Il fut appelé roi à titre posthume en 739 (Wuchengwang ???). Plus tard, l'empereur Zhenzong (997-1022) (???) des Song embellit son titre (Zhaolie wucheng wang ?????)  ; en 1072, Shenzong (???) rendit obligatoire la lecture de l'Art de la guerre de Jiang Taigong (Taigong bingfa ????).

Références et notes

  1. Un exemplaire en a été découvert en 1972 à Yinqueshan (???) près de Linyi, Shandong, dans une tombe datant du début du règne de Han Wudi
  2. La tradition prétend qu'il peut contrer l'ensemble des forces négatives (????,????)  ; «Jiang Taigong est présent» (?????) est une formule protectrice de talisman.
  3. En août 1992, le président de Corée du Sud Roh Tæ-woo a déclaré au vice-préfet du Shandong Li Chunting (???) qu'il le considérait comme son ancêtre. Le 18 juin 2000, après sa libération, iil s'est rendu sur son cénotaphe supposé à Zibo pour une cérémonie. cf [1]

Voir aussi

Qi | Di Xin | Zhou Wenwang | Zhou Wuwang | L'Investiture des dieux

Recherche sur Amazon (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Jiang_Ziya.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 09/03/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu