Jules Monnerot

Jules Monnerot est un essayiste, sociologue et journaliste français. Il fut le co-fondateur à 25 ans du Collège de sociologie avec Georges Bataille et Roger Caillois, de la revue Critique ; il collabora aussi à la revue Acéphale.



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Sociologue français - Journaliste français - Personnalité du Front national - Collège de sociologie - Courant philosophique - Anticommunisme - Naissance en 1909 - Décès en 1995

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Jules Monnerot (1909-1995) est un essayiste, sociologue et journaliste français. Il fut le co-fondateur à 25 ans du Collège de sociologie (1939) avec Georges Bataille et Roger Caillois, de la revue Critique (1946)  ; il collabora aussi à la revue Acéphale. Les rapports et engagements politiques de Jules Monnerot commenceront au sein du surréalisme et de l'extrême-gauche intellectuelle, et la posture de l'auteur se terminera vers la droite conservatrice, voir l'extrême droite. Parmi les nombreux livres qu'il a publiés, dont certains sont traduits en plusieurs langues, on peut citer La Poésie moderne et le Sacré, Les faits sociaux ne sont pas des choses, Sociologie du communisme, Les Lois du tragique.

Parcours : de la gauche à l'extrême droite

Premières publications et rôle durant Deuxième Guerre mondiale

Le diplôme d'études supérieures de Monnerot à la Sorbonne portait sur L'histoire et la philosophie du jeune Karl Marx avant le Manifeste communiste. Ses premiers travaux portent sur la poésie surréaliste dont il propose d'analyser le caractère religieux et irrationnel. Durant la Deuxième Guerre, il est volontaire dans l'infanterie et d'octobre 1940 à août 1944, il appartient au réseau «Ceux de la Libération».

Il publie ensuite un ouvgrage polémique qui discute l'épistémologie des sciences sociales, dans lequel il prend position contre la conception d'Émile Durkheim qui propose d'étudier les «faits sociaux» comme des «choses». Héritier de la tradition sociologique italienne, Monnerot se revendique plutôt de Vilfredo Pareto, de Gætano Mosca et de Robert Michels. La même année, en 1945, il fait paraître un recueil de nouvelles proche de certaines proses de Georges Bataille.

Divers engagements, enseignement à l'École de guerre, direction de revues

De 1948 à la dissolution de «Ceux de la Libération» en 1953, Monnerot siège au Conseil national du Rassemblement du peuple français fondé par le général de Gaulle. Durant cette période, il anime la revue Liberté de l'Esprit avec Raymond Aron et Jacques Soustelle. De 1951 à 1957, les généraux de La Chapelle et Lecompte qui dirigent l'École de Guerre font appel à Monnerot pour professer des leçons sur «Le renouvellement de la stratégie politique par le marxisme révolutionnaire au XXe siècle» (suite au succès retentissant de Sociologie du communisme). À la même époque, le gouvernement de la République fédérale d'Allemagne (Chancelier Konrad Adenauer) lui demande une consultation au cours de l'enquête qui précéda l'interdiction du parti communiste ouest-allemand. En 1959, Monnerot rompt publiquement tous ses liens politiques avec le général de Gaulle ; il se rapproche définitivement des milieux nationalistes et monarchistes (il participe à la Nation française de Pierre Boutang, issu de l'Action française).

Sociologie du communisme et de la révolution

Parallèlement, Monnerot se consacre à des études monumentales sur la sociologie du communisme, de la révolution et du fascisme, qu'il rapproche de la notion de religions séculaires. Ce rapprochement du communisme avec la religion, et surtout avec l'Islam, vaudra à son auteur une polémique restée célèbre avec Hannah Arendt qui lui reproche de confondre des concepts incompatibles. En réalité, les ouvrages de Monnerot ne sont pas des études empiriques et n'optent pas pour la «neutralité axiologique» weberienne. Ses grandes études relèvent d'une approche que l'auteur appelle «étiologique» ou «clinique», où les idéologies sont analysées comme des mythologies politiques. Enfin, ces études engagées en nomment à un contrôle de l'enseignement et des universités pour éviter la propagation des idées communistes (en particulier Sociologie de la révolution).

Anticommunisme et Front national

Bien que proche un certain temps des milieux de la gauche, puis des membres du Collège de sociologie et de Raymond Aron, Monnerot devient un militant anticommuniste d'extrême droite. Il participera à un séminaire du GRECE-Bruxelles, la nouvelle droite belge incarné par Robert Steuckers, sur "la Sociologie de la révolution". Pendant les années 1980, il sera membre du «conseil politique et scientifique» du Front national. Au début des années 1990, Monnerot démissionne de ses fonctions suite à un désaccord avec Jean-Marie Le Pen sur la politique à adopter lors de la guerre du Golfe. Ce geste lui vaut une condamnation de Bruno Mégret, le secrétaire général du FN, qui lui reproche la faiblesse de son engagement politique. Les dernières publications de Monnerot témoignent de son passage à l'extrême droite ainsi qu'à un nationalisme intransigeant.

Bibliographie

Ses publications

Sur l'auteur

Voir aussi

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