Phénoménologie de la perception

La Phénoménologie de la Perception est le magnum opus du philosophe Maurice Merleau-Ponty, l'un des fondateurs de la phénoménologie.



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Phénoménologie - Courant philosophique - Œuvre philosophique

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La Phénoménologie de la Perception (1944) est le magnum opus du philosophe Maurice Merleau-Ponty, l'un des fondateurs de la phénoménologie. Suivant explicitement le travail d'Edmund Husserl, le projet de Merleau-Ponty est de révéler la structure phénoménologique de la perception. Il critique aussi dans cet ouvrage une conception cartésienne et mentaliste du langage, qui ferait des mots les simples représentations de concepts mentaux ou d'objets extérieurs.

Introduction

Introduction : Les préjugés classiques et le retour aux phénomènes

Le langage

Voir aussi philosophie du langage.

Tout comme, à la même époque, Gilbert Ryle, Merleau-Ponty rejette alors explicitement la conception cartésienne ou mentaliste du langage, qui en ferait la simple expression de représentations mentales. Les mots ne sont pas, pour lui, le reflet de la pensée : «la parole n'est pas le «signe» de la pensée» [1]. On ne peut en effet dissocier la parole et la pensée : les deux sont «enveloppées l'une dans l'autre, le sens est pris dans la parole et la parole est l'existence extérieure du signe» [1]. Merleau-Ponty s'intéresse à une conception du mot et de la parole qui ne les diminuent pas aux simples signes de la pensée ou de l'objet extérieur, mais deviennent «la présence de cette pensée dans le monde sensible, et non son vêtement» [1]. Il découvre ainsi, «sous la signification conceptuelle des paroles une signification existentielle», affective [1]. L'expression ne fait ainsi pas que traduire la signification, mais la réalise ou l'actualise [1].

Le langage implique en premier lieu une activité intentionnelle, qui passe par le corps propre. «La pensée n'est rien d'"intérieur", elle n'existe pas hors du monde et hors des mots.» [1] Il n'y a ainsi pas de pensée qui précède la parole; la pensée est déjà langage («cette vie intérieure est un langage intérieur» [1]) et le langage est déjà pensée.

Références

  1. Phénoménologie de la perception, I, chap. 6 (p. 209-213 Tel Gallimard, 1945)

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