Zhang Daoling

Zhang Ling, ultérieurement nommé Zhang Daoling ou Chang Tao-ling, est reconnu par la tradition taoïste chinoise comme le fondateur de l'École des cinq boisseaux de riz qu'il aurait transmise à son fils Zhang Heng, et le premier des Maîtres célestes.



Catégories :

Personnalité du taoïsme - Taoïsme - Courant philosophique - Personnalité religieuse de la dynastie Han

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Ses héritiers porteraient désormais le titre de Maîtres célestes et étaient... les descendants de Zhang Daoling, qui continuent de présider à sa destinée.... (source : books.google)
  • Zhang Daoling était par conséquent chargé, comme vicaire de Lao Tseu sur terre, avec le titre de «maître céleste», de bannir toutes ces pratiques et de fonder... (source : clio)

Zhang Ling (??), ultérieurement nommé Zhang Daoling (???) ou Chang Tao-ling, est reconnu par la tradition taoïste chinoise comme le fondateur de l'École des cinq boisseaux de riz qu'il aurait transmise à son fils Zhang Heng (??), et le premier des Maîtres célestes. Sa vie est principalement légendaire[1] et on dispose de très peu d'informations fiables sur lui. Il n'est en effet connu des sources historiques [2] qu'à travers les passages consacrées à son petit-fils Zhang Lu, qui fit entrer les Cinq boisseaux et les Maîtres célestes dans l'histoire.

Biographie

Zhang Daoling, premier Maître céleste

Il serait né sous les Han postérieurs, venant du comté de Feng (??), pays de Pei (??), Jiangsu, et se serait installé sous l'empereur Shundi (125-144) au Sichuan, région légèrement excentrée, ancien État et futur royaume de Shu, sur un mont appelé Huming (??) «cri des oies sauvages» ou Heming (??) «cri des grues». [3]

Son école ressemble à une secte en rébellion contre la religion officielle et le pouvoir politique trop préoccupés par leurs impôts ; elle est d'essence mystique puisque ses membres se revendiquent comme des élus. Il faut y voir davantage une tentative de préservation des traditions authentiques plutôt qu'un mouvement révolutionnaire : le sage ne se compromettant pas dans la corruption et l'exploitation du peuple.

Lao Zi lui serait apparu en 142 tandis qu'il avait presque 110 ans pour lui transmettre des formules magiques, dont le Talisman secret de la puissante alliance de la vérité et de l'unité (Zhengyimengwei milu ??????), conçu pour obtenir l'assistance des pouvoirs célestes ainsi qu'à protéger les fidèles, surtout du cataclysme qui approchait avant l'arrivée de la Grande paix.

Une tradition le fait ermite pendant une période sur le mont Longhu où se serait installé Zhang Sheng (??), troisième ou quatrième fils de Zhang Lu, instaurant une lignée prétendument ininterrompue de Maîtres célestes Zhang. Ces derniers, chefs du courant de la Puissante alliance, émergent en fait sous la dynastie Song, et leur relation avec Zhang Daoling est impossible à vérifier. Leur représentant actuel, le 64e maître Zhang Yuanxian (???), vit à Taïwan. [4] La vie de Zhang Ling dans les Biographies des maîtres célestes de la dynastie Han (?????), ouvrage rédigé au XIVe siècle par Zhang Zhengchang (???), 42e maître, s'enrichit de détails sans réelle base historique : son prénom social est Fuhan (??)  ; né en 34, lettré, il est envoyé comme fonctionnaire dans le Sichuan à Jiangzhou (??) [5]. Sous l'empereur Mingdi (58-75), il se retire sur le mont Beiqiu (???) [6] et refuse deux invitations impériales à revenir à la cour. Il se rend ensuite au mont Heming où il fait la connaissance de Laozi qui lui remet –ou lui inspire – plusieurs ouvrages dont Le Talisman de la puissante alliance. Il meurt - ou plutôt devient en quelque sorte immortel - en 156, à 123 ans, [7] sur le mont Qingcheng (???). [8] Selon certains il s'envole accompagné de sa famille et de quelques disciples.

D'autres traditions sans fondement lui prêtent des relations de parenté avec des Zhang célèbres de la dynastie Han : neuvième descendant de Zhang Liang, Marquis de Liu (????), ou grand-père de Zhang Jiao, chef des Taipings.

Outre Le Talisman de la puissante alliance, plusieurs recueils de talismans et formules magiques lui sont attribués, de façon permanente ou occasionnelle, par la tradition :

Références et notes

  1. relatée essentiellement dans Biographies des immortels (Shenxianzhuan ???) de Ge Hong et Biographies des maîtres célestes de la dynastie Han (Hantianshi shijia ?????), de Zhang Zhengchang (???), 42e maitre Zhang, XIVe siècle
  2. Chroniques des Trois royaumes Livre des Han postérieurs - Biographie de Liu Yan (??)
  3. actuel comté de Dayi, territoire de Chengdu
  4. Après la mort en 1969 du 63e maître, Zhang Enbo (???), réfugié à Taïwan, l'hostilité politique entre les deux Chines ont fait que l'autorité de Zhang Yuanxian, neveu résidant à Taïwan, n'est pas acceptée par tous en Chine populaire. Le petit-fils en lignée maternelle de Zhang Enbo, Lu Jintao (???), a changé son nom en Zhang et revendique aussi sa succession.
  5. commanderie de Ba (??), actuelle Chongqing
  6. comté de Luoyang dans le Henan
  7. âge chinois : âge réel + 1 an de gestation
  8. actuel territoire de Dujiangyan, Sichuan

Voir aussi

École des cinq boisseaux de riz | Zhang Lu | Maître céleste | Zhengyi Dao

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